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Réaliser des prises de vues aériennes de Paris : Un parcours du combattant perdu d’avance. Pour son dynamisme et malgré la demande, Paris souffre de plus en plus de la comparaison avec les autres grandes métropoles, des contraintes administratives qui entourent l'activité économique. Cette particularité Française obère même ses capacités à utiliser son image de capitale culturelle, comme le montre le bilan rédigé par le service opération de l'un de nos membres, opérateur d'hélicoptères en région Capitale. La demande d’images avec Paris pour décor est très forte, en particulier les images aériennes. Les demandes sont variées et fréquentes, et concernent divers domaines tels que : - les repérages de site (dans le cadre de l’urbanisation, des projets d’architecture, pour évaluer l’intégration et l’implantation de certaines structures dans le paysage urbain…) - le cinéma et la télévision, et leurs besoins particuliers (suivre une voiture, filmer certains bâtiments, angle de vue particulier…) - les retransmissions d’événements, sportifs ou non (Tour de France, marathon de Paris, défilé du 14 juillet, cérémonies d’ouvertures…) Pour pouvoir effectuer des prises de vues aériennes sur Paris et sa région (en agglomération), l’opérateur doit effectuer une demande de dérogation de survol auprès de la Préfecture de Police du ou des départements concernés, de la Direction de l’Aviation Civile et de la Police de l’air et des Frontières, en vue d’obtenir un arrêté préfectoral autorisant la mission de prises de vues aériennes. Cette demande établie en trois exemplaires, et envoyée par courrier et fax/mail doit contenir les éléments suivants :
A noter que lorsque la demande est acceptée, si le survol a lieu à proximité de l’aéroport du Bourget, ou de Roissy-CDG, ou d’Orly, nous devons également demander un numéro de mission à la subdivision contrôle (de Roissy pour Le Bourget et Roissy CDG, d’Orly pour l’aéroport d’Orly), procédure qui prend quelques jours et peut s’assortir de consignes « pratiques » (limitation du temps de vol, altitude modifiée, horaires imposés) afin de ne pas perturber le trafic avion. Bien que les procédures soient les mêmes pour Paris que pour les départements limitrophes, la délivrance des arrêtés préfectoraux est très variable : en effet, la ville de Paris a une politique extrêmement restrictive en ce qui concerne les survols en hélicoptères, et les exceptions sont rares. Il est pratiquement impossible d’obtenir un arrêté préfectoral dans le département 75, à l’exception de quelques événements «nationaux » et « historiques » (tel que l’arrivée du Tour de France), ou des demandes directement émises par les hautes sphères gouvernementales. La préfecture justifie cette politique restrictive en prétextant les risques de sureté, et les nuisances sonores. En revanche les autres départements de la région Ile-de-France autorisent plus facilement les survols, dans la mesure où ceux-ci respectent la réglementation et ne causent pas de nuisance particulière (respect des altitudes de vol indiquées et des itinéraires prévus). A titre d’information, l’altitude minimale autorisée en règle générale est de 1000 pieds par rapport au sol, soit 300 mètres. Il est également important de noter qu’en agglomération (c'est-à-dire la majeure partie de la région Ile-de-France, et la totalité de la ville de Paris), la réglementation aéronautique impose à l’opérateur l’utilisation d’un hélicoptère bi-turbines, au nom des risques (justifiés ou non), ce qui a pour effet de doubler les coûts, et constitue ainsi un frein réel à ces opérations. |
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